Comment je suis devenu artiste peintre.

J’étais à l’époque un père de famille, marié et trois enfants. Je travaillais beaucoup, j’avais un cabinet privé de médecin Psychiatre, et de nombreuses activités annexes, du sport et des loisirs en famille.

Et puis un jour, je ne sais plus pour quelles raisons précises, sans doute parce que ma mère était dans sa jeunesse une artiste peintre professionnelle, et qu’il y avait depuis toujours quelques toiles accrochées au mur dans notre domicile, j’ai ressenti l’impérieux besoin d’acheter quelques tubes de peintures à l’huile, une toile, et des pinceaux; et j’ai réalisé ma première toile. C’était une copie de l’une de mes photos de feria à Marrakech.

C’était au début des années 2000. j’ai soumis mon ouvrage à ma mère qui m’a encouragé à poursuivre estimant que pour un débutant, cela l’épatait. Je peignais un peu chaque jour, ces toiles m’ont suivi, elle sont depuis 8 ans, dans le bureau de ma maison en Angleterre, exposées aux mur de celui-çi. Ma mère était enthousiaste et m’encourageait, estimant qu’il était incroyable que je puisse peindre avec autant de talent alors que je n’avais jamais suivi la moindre formation artistique.

J’ai peint ainsi de nombreuses années, particulièrement des natures mortes et des paysages, surtout des marines.

Mon grand plaisir était d’aller au magasin d’articles d’art le mercredi après-midi, pendant ma demi-journée de break pour acheter des peintures a l’huile, des pinceaux, des couteaux, des toiles, beaucoup de choses dont je ne me servais pas mais que j’achetais “au cas ou j’en aurais besoin”.

Et puis en janvier 2009, fâché avec ma femme et mes enfants, j’ai décidé de m’installer en Angleterre, seul endroit ou il me semblait possible de refaire ma vie. C’est à cette époque que j’ai cessé de peindre, mais dans les deux valises que j’ai emmené dans mon exil, j’avais mis mon matériel de peinture dans le coffre arrière de ma voiture. J’ai cessé de peindre pendant 6 ans.

En 2017, j’ai ressorti d’un placard mon matériel qui n’avait subit aucun dommage du au temps. J’étais fasciné par les toiles d’Amadeo Modigliani. C’est ainsi que j’ai copié “la femme au grand chapeau”, “La femme a la cravate noire”, “Jeanne Hebuterne à côté d’un lit”, “la lunia czeckoska”, un nu d’un homme de dos de la période bleue de Picasso. et puis après quelques temps j’ai du cessé par manque de motivation.

c’est alors que j’ai commencé à écrire mon premier livre intitulé “côté divan” Histoire d’un médecin Ordinaire- Docteur Jacques Delaurentis – Psychiatre Psychothérapeute . Ouvrage où je ne peux m’empêcher de me montrer sous mon plus mauvais jour. Ce livre m’auras pris presque trois ans avant que je ne trouve un éditeur. Mais le Jeu en valait la chandelle, et je me moque de ma profession.

Peu après la publication de mon roman, désœuvré, je me suis tout naturellement remis à peindre. Comme j’avais perdu confiance en moi, je m’y suis remis avec de la peinture acrylique. C’est moins galère, ça sèche vite, et on peut facilement remettre une nouvelle couche par dessus la précédente. J’ai recommencé avec des copies de Van Gogh et de Picasso. Mais je n’étais pas satisfait du résultat.

Alors, je suis allé sur YouTube pour m’instruire et là, j’ai découvert ce que je cherchais: la peinture abstraite intuitive et la peinture acrylique fluide (pouring). Je fais depuis 3 toiles par semaines, parfois deux dans la même journée sans galérer. Je trouve ça facile et j’obtiens ce que je pense être d’assez bons résultats. Certes, j’ai encore beaucoup à apprendre et à découvrir, mais j’ai le sentiment de savoir où je mets les pieds, de maîtriser les harmonies et équilibres des couleurs dans un lieu déterminé par la surface de la toile.

j’ai donné quelques une de mes toiles, et maintenant j’envisage sérieusement de les vendre pour pouvoir m’acheter des peintures, des médiums, des toiles, et tous le nécessaire pour pouvoir continuer à peindre. J’ai déjà plus de 70 toiles et je ne sais pas où les remiser. Je ne sais pas comment je vais mettre en ligne mes toiles sur ce blog. Je cherche. Nous sommes dimanche 12 juillet 2020, il est 5:45 AM, je suis réveillé depuis près de deux heures. Je viens de boire un espresso. Je galère sur mon site WordPress. Je n’arrive pas à comprendre comment mettre mes photos en ligne, c’est agaçant. Ah ça y est, j’ai compris, il faut insérer un hyper link et ça donne cela :

Mais je pense avoir trouvé, c’est là cliquer sur le lien au second plan

Toutes mes toiles sont désormais à vendre selon le tarif suivant : Toutes taxes comprises – Franco de port – Certificats d’authenticité et de dépôt – Envoi par Royal Mail – Livraison 7 à 10 jours

15 * 15 cm 18 Euros

20 * 20 cm 30 Euros

28 * 35 cm 70 Euros

30 x 30 cm    

30 * 40 cm 86 Euros

40 * 50 cm 145 Euros

50 * 50 cm 180 Euros

45 * 60 cm 195 Euros ( huile 250 Euros )

Mes peintures sont faites d’abord pour moi, de manière très égoïste. Les couleurs sont des ondes qui nous Laissent percevoir par l’intermédiaire de la vue ce que nous appelons couleurs, elles résonnent en nous et cela provoque des interférences dans nos etres. Le rouge ne provoque pas pour toi la même chose que pour moi. C’est très puissant, ça nous traverse. Moi, je procède comme suit. Je définis un cadre, par exemple une toile en coton tendue sur un cadre en bois. A l’intérieur de ce cadre, je projette mon énergie , les couleurs, pour que mon être en tire bénéfice. Si j’ai réussi, je me sens mieux, sinon, je ne vais pas mieux, alors je repeins une sous couche de blanc et je recommence.
Ma technique est basique. J’utilise de la peinture acrylique, ça sèche vite et c’est facile à mettre en œuvre, Je peins l’acrylique au couteau, je cherche une répartition harmonieuse des couleurs primaires rouge noire bleu jaune blanc dans le cadre de l’espace créé par la toile. Il m’arrive de reprendre la toile le lendemain si je ne suis pas satisfait de la répartition aléatoire des couleurs. J’y ajoute d’autres couleurs, généralement j’aime de petites quantités d’ocre, de terre de sienne et de l’ombre. Après je signe et j’attends que la peinture soit bien dure pour appliquer le gloss Varnish (J’utilise lu Liquitex Gloss qui donne un résultat super).

Après avoir quelques mois peint des « acrylic pouring” sur des petits formats, 15*15-20*20 et osez essayer deux fois des 28*35, étaler des tonnes d’acrylique, de médium liquide, et abusé du silicone, j’ai décidé d’arrêter un temps cette technique.

j’alternais avec une autre technique plus hard, plus intuitive, comme je l’ai dis plus haut. Peindre sur de plus grandes toiles avec de l’acrylique sans eau « a la prima » et au couteau. C’était très jouissif. Dans ce petit espace, de 28*35 a 35*40 j’étale avec de grosses spatules de carreleurs du bleu, du rouge et du jaune, du noir et du blanc, comme ça la où je trouve que c’est la place. Ensuite j’ajoute du vert, et de la terre de Sienne ou de l’ombre. Parfois je ne m’arrête pas là, je me donne une nuit de réflexion, pour retoucher la composition. Et je n’arrête que lorsque je suis convaincu que l’œuvre est achevée. J’attends que toutes les couleurs soient bien sèche pour peindre les bords en noir, signer la toile avec un cerne relief. Et puis enfin mettre 3 à 4 couches de vernis brillant. Maintenant que je maîtrise cette technique je vais m’adonner à quelque chose de plus compliqué, la technique des glacis. J’en parlerai quand j’aurai acquis une certaine expérience, mais en théorie ça ne m’apparaît pas sorcier du fait de ma bonne expérience de l’huile et du mélange des couleurs… / … a suivre

Lundi 20/07/2020