Category: Entête

Bonjour les artistes

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Galerie de peintures

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Toutes ces toiles sont à vendre.

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15 x 15 cm 18 Euros – 20 x 20 cm 30 Euros – 28 x 35 70 Euros – 30 x 40 cm 86 Euros – 40 x 50 cm 145 Euros – 50 x 50 cm 180 Euros – 45 x 60 cm 195 Euros (huile 250 Euros)

Comment je suis devenu écrivain

Je me souviens d’avoir commencé à écrire à l’adolescence, comme la plupart des écrivains, je pense. C’était de court textes en prose et je m’essayais à la poésie. J’ai été bouleversé à la lecture de Baudelaire, ses fleurs du mal me fascinaient, d’autant que j’éprouvais le même malaise de souffrance mentale. C’est d’ailleurs à cette époque que je consultais un psychiatre, habitant de l’autre côté de la seine. Son cabinet était boulevard de la reine à Boulogne, moi j’habitais Asnières. Écrire était un moyen de soulager mon mal-être.

A 15 ans, j’ai quitté Paris, pour aller habiter à la campagne. Mes parents ont fait construire une maison. J’ai eu du mal à m’habituer à cette nouvelle vie. Je n’étais plus aussi libre d’aller voir mes copains. Je suis resté dans le même lycée, je devais prendre le train le matin à 7:00 h. Parfois mon père me déposait à proximité, c’était sur sa route pour se rendre à son usine.
Pour aller voir mes copains, mon père m’a acheté un vélomoteur. Je l’utilisais alors pour aller au bahut, jusqu’à mon bachot que j’ai passé en juin 1969. Au cours de cette période je ne me souviens pas d’avoir écris grand chose en dehors d’un courrier régulier avec ma girlfriend britannique. Nous nous parlions de nos vies. Cela comblait le manque que j’éprouvais en son attente, nous nous visitions chaque fois que possible. Cela a continué jusqu’en juin 1975, nous avons rompus notre relation en raison de sa grossesse avec un autre garçon. J’ai très mal vécu cette trahison. J’ai toujours lu beaucoup au cours de ces années 1966 à 1975. Des auteurs éclectiques, des premiers philosophes grecs aux écrivains contemporains, Henry Miller, les poètes maudits, beaucoup d’articles médico chirurgicaux, au cours de cursus pour devenir un bon doctueur.
j’ai fini mon externat en juin 1975. Je me suis présenté à un examen pour pouvoir faire un internat aux usa. J’ai validé la partie scientifique mais j’ai lamentablement échoué l’épreuve de connaissance de l’anglais américain. J’étais pas habitué à l’accent déroutant pour moi.

je m’étais promis de repasser la partie linguistique car j’avais validé la partie scientifique. A cette époque, je souhaitais me former à la chirurgie plastique et reconstructive aux usa car en France c’était encore balbutiant. Mon destin en a décidé autrement.J’ai beaucoup travaillé ma thèse qui étais chronophage. J’ai rédigé un premier jet de 450 pages. Mon directeur de thèse m’a demandé d’être plus concis, j’ai résumé en 250 pages sur un sujet de chirurgie thoracique, discipline avec laquelle j’ai flirté jusqu’en 1980.
En octobre 1980, j’ai fait le point de mes compétences et j’ai opté avec enthousiasme pour devenir psychiatre – psychothérapeute. Ces quatre années étaient du pain béni et j’ai pu recommencer ma lecture de Sigmund Freud et des pionniers de la psychanalyse. Je suis fondamentalement un intellectuel même si j’ai été très longtemps sportif; J’ai beaucoup lu, et j’ai écris des articles scientifiques. Je rédigeai régulièrement des articles scientifiques et des notes personnelles que je corrigeais dans un porte folio mais ce n’est qu’en 1989 lorsque j’ai été initié en franc maçonnerie que j’ai commencé à écrire très régulièrement, d’une part des planches que je présentais en loge, sur des sujets divers, au sujet de la symbolique maçonnique et plus je progressais dans la pyramide, qui n’était pas limité aux trois premiers grades de loge bleue mais aux 33 degrés du rite écossais ancien et accepté, j’ai été fréquemment sollicité pour rédiger des travaux sur des sujets philosophique et de compréhension des cérémonies ce qui m’a donné l’occasion de me référer aux premiers philosophe Grec. J’ai écris comme ça un certain nombre de planches que je rédigeais avec beaucoup de perfectionnisme, en 2002, pour des raison de santé, j’ai démissionné de tous mes offices dans les différentes loges que je fréquentais : loge bleue de référence, où j’étais passé maître, une autre loge bleue que j’avais mise sur pieds et qui se trouvait à l’Orient d’Evian les Bains et qui sera consacrée en octobre 1998. Ensuite j’ai cessé d’écrire par manque de temps et également pour des raisons de mal être physique lié aux pathologies qui m’ont écartées de bien d’activités et loisirs. En 2009, après avoir fermé mon cabinet médical le 2 novembre 2008, je me suis exilé en Angleterre où j’ai recrée une famille. J’ai dans la tête de raconter mon histoire – ce que j’ai fait en écrivant une sorte d’autobiographie. Ce livre je l’ai écrit au cours d’une très longue hospitalisation Effectivement ce livre à été conçu dans ma tête au cours des 4 mois et demi d’hospitalisation de juillet 2018 au 7 novembre 2018. Je n’avais pas le support et j’étais trop fatigué pour rédiger ce livre de sorte que j’ai attendu d’être rentré chez moi pour mettre en place ce livre. Cela a duré très longtemps puisque j’ai commencé à l’écrire en décembre 2018 et il a fort heureusement été édité par les sentiers du livre avec la perspective de pouvoir le distribuer via les points de ventes en ligne tel qu’Amazone, la Fnac et le 10000 librairies qui sont recensées.
https://www.decitre.fr/livres/cote-divan-9782754308434.html
https://www.coollibri.com/bibliotheque-en-ligne/franck-bailly-/cote-divan-histoire-dun-medecin-ordinaire_77152
https://www.chapitre.com/BOOK/bailly-franck/cote-divan-histoire-d-un-medecin-ordinaire-docteur-jacques-delaurentis-psychiatr,81132544.aspx

J’ai eu beaucoup de difficulté a rédigé ce livre car j’avais à lire et relire souvent et corriger ce qui m’a pris énormément de temps env 6 à 8 mois Le livre était prêt pour l’automne 2019 mais ce n’est qu’après de nombreuses relecture qu’il a pu être éditable. Malgré toutes les précautions que j’avais prise j’ai laissé passer 8 coquilles ce qui semble être honnête pour un ouvrage de 210 pages.

Lorsque j’ai eu fini ce livre, je me suis senti désœuvré alors j’ai alors opté pour un autre passe temps qui est la peinture. Je ne connaissais que la technique de peinture à huile et pour me refaire la main, j’ai essayé la peinture acrylique. Cette technique me permet de m’exprimer beaucoup plus spontanément car comme la peinture sèche très vite, on peut retoucher autant de fois que l’on veut jusqu’à ce que la toile vous semble parfaite. 

Actuellement, j’ai tellement de toiles qu’elles envahissent une chambre entière, donc j’arrête de peindre le temps de les vendre pour pouvoir continuer à acheter des fournitures, du matériel et me faire un peu d’argent de poche.

En attendant, je me suis donné comme but de traduire la version française de mon livre en anglais car je pense que cela vaut vraiment le coup ! Je l’ai proposé à mon éditeur qui m’a dit qu’il allait y réfléchir, ce qui a été une réponse qui m’a fait du bien. Même si ce projet ne voit pas le jour, l’attitude des « Sentiers du Livre » à mon égard est sympa.

I have finished the translation of my book : Divan Side story of an ordinary doctor doctor Jacques Delaurentis psychiatrist and psychoanalyst.

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Yours faithfully

Dr bailly

Comment je suis devenu franc-maçon

Cela faisait plus de dix ans que mon ex-femme et moi habitions un petit village en haute Savoie. Il y avait environ 800 habitants, et quelques boutiques : une boulangerie, une boucherie, une Épicerie, un café restaurant buraliste, deux hôtels restaurants et une petite supérette. Nous disposions d’un grand appartement dans un très grand chalet. J’avais successivement travaillé dans l’ancien sanatorium qui s’était reconvertis en une clinique de post cure, je m’occupais principalement des patients souffrant de maladie mentale. Cela me plaisait bien, car je m’occupais aussi de patients cardiaques, diabétiques, ou de traumatisme en phase de convalescence. Dix ans après mon arrivée dans cette clinique, j’avais obtenu mon diplôme de psychiatre. Ma femme de l’époque était infirmière chef.

Nous menions donc une vie calme et tranquille, rythmée par notre travail, l’élevage de deux de nos enfants.

En 1987, je me réinscris en faculté de médecine pour obtenir un diplôme de psychologie médicale afin de parfaire mon savoir-faire. A cette occasion, je rencontre un psychiatre enseignant avec qui je vais travailler un an dans un groupe de parole, pour une initiation au symbolisme. C’était passionnant, et je m’en suis ouvert à lui à la fin.

Les mois passent, et l’été suivant je reçois une lettre anonyme me faisant part qu’elle émanait d’une loge maçonnique, sans guère d’informations autres que parmi mes amis, ils en existaient certains qui étaient francs-maçons et qu’ils m’appréciaient pour mes “qualités” ; si j’étais intéressé, je devais leur répondre, sans autres informations. Je me suis mis à faire le tour de mes amis, et parmi eux je ne voyais que deux ou trois possibles. Cette lettre est restée longtemps sur la table de mon bureau. J’ai essayé de me documenter sur ce qu’était la franc-maçonnerie, et je n’ai rien trouvé d’autre qu’un paragraphe dans le Quid.

Finalement, je me suis dit que je ne risquais pas grand-chose à leur répondre et j’ai écrit une réponse simple et concise.

Quelques semaines plus tard je reçois un coup de téléphone d’un homme anonyme qui m’invite à déjeuner avec lui, près de chez moi “dans un endroit discret » pour parler de son « club «. Rendez-vous est pris.
Lorsque j’arrive à proximité du restaurant, je vois une grosse Range Rover verte en train d’essayer de stationner. Un géant en sort, une force de la nature, genre rugbyman. Je me dis aussitôt « je suis sûr que c’est avec lui que j’ai rendez-vous ». Je me parque à mon tour avec mon bon vieux break Volvo, entre dans le restaurant, je le vois accoudé au comptoir et me dirige directement vers lui la main tendue. Je lui dis : « bonjour, je pense que nous allons déjeuner ensemble » ; il me répond : « j’allais vous le dire ». Instantanément la glace est brisée, nous allons passer deux heures ensembles, en abordant bien des sujets passionnants de l’époque. Nous nous quittons ravis de ce déjeuner et nous nous quittons chaleureusement avec la certitude que nous nous reverrons très prochainement. En début d’hiver il me téléphone au cabinet pour m’inviter à dîner chez lui avec ma femme et mes enfants. Nous descendons de notre village pour nous rendre en plaine, en pleine campagne. Sa maison est à son image, un immense relai de poste qui abritait des chevaux. La bâtisse est en grande partie restaurée et aménagée avec beaucoup de goût dans les moindres détails.

Bastien était avec sa ravissante épouse britannique, qui parlait parfaitement le français, et deux hommes venus sans leurs épouses. J’étais un peu intimidé, nous n’avons à aucun moment abordé le mot Franc-Maçon. Et a fortiori, jamais parlé de Franc-Maçonnerie, nos propos semblaient tournés vers quel genre de personnage j’étais ; quoiqu’il en soit, nous avons passé une excellente soirée dans un climat d’amour et de générosité. Le repas était ce que l’on peut faire de mieux en matière de cuisine insulaire.

Les semaines passent et je reçois un coup de téléphone dans la clinique à. mon bureau. Un homme sympathique me demande quand nous pourrions dîner ensemble avec mon épouse dans un restaurant calme à Evian les bains ou je vis désormais depuis peu. J’ai déménagé là depuis quelques semaines. Le soir arrive et je me rends avec Claude, mon épouse d’alors. C’est à quelques pas de mon domicile. Nous nous y rendons, petit restaurant sympa, cet homme l’est aussi, plutôt bonhomme. Il vit également à Evian mais travaille en Suisse chez Nestlé où il occupe un haut poste de direction des ressources humaines pour l’ensemble du groupe Nestlé. Il a une attitude bien plus ouverte et décontractée vis à vis de la franc-maçonnerie que les trois autres que j’ai rencontrés. Il m’en dit un peu plus. Cet homme est très humble en dépit de son statut socio-professionnel. C’est un repas frugal mais passionnant ; nous parlons spiritualité, nos métiers respectifs, nos passe-temps : moi ma vie de famille, et lui sa passion de collectionneur, de restauration d’une ancienne bâtisse Napoléonienne et les meubles de collection pour meubler son immense maison, dans la région de Beaune.

Mes trois enquêtes sont donc achevées, et je me doute que maintenant la suite des évènements pour ma réception dans la Loge se rapproche.

Effectivement, je reçois un courrier qui me donne rendez-vous dans le château du haut d’Evian-les-Bains, dans la soirée et les instructions pour me parquer et attendre que l’on vienne me chercher.

Arrivé au château, le parking est visiblement bien signalé et je n’ai aucune difficulté à trouver l’endroit où garer ma voiture.  Là, j’attends brièvement. Assez rapidement arrive un homme de la cinquantaine plutôt « bon chic bon genre » tout de noir vêtu et très élégant qui m’invite à le suivre. Le contact est cordial, chaleureux. Je suis tout à fait relax et nous rentrons tous les deux dans le grand hall du château après être passé par l’immense porte d’entrée. Ensuite, nous entrons dans une grande salle apparemment « d’apparat » avec de belles boiseries, des tentures de soie japonaises tendues aux murs. Mon guide, m’explique le programme, à savoir, que je vais renter en loge mais que je ne verrai rien car mes yeux seront bandés. Il explique en bref qu’une fois rentré dans la salle ils me poseront des questions auxquelles il me faudra répondre de la manière la plus honnête possible.  Je me retrouve donc, en effet, les yeux bandés et il me prend par la main pour me mener à la porte. Je l’entends frapper des coups et aussitôt à l’intérieur de la salle, des bruits se font entendre : des claquements, des voix fortes. Il me semble que ce sont des propos qui me concernent … J’attends qu’on m’ouvre la porte et je rentre et suis conduit à ce qui me semble être le centre de la salle car j’entends les voix provenir de toutes part : avant, arrière, droite, gauche… Après une brève explication pour me dire en quoi va consister la cérémonie, je suis invité à répondre aux questions de la façon la plus droite et honnête possible et les questions fusent de partout.

Les questions sont un peu orientées car ils savent que je suis psychiatre, et tournent autour de l’aspect spirituel de ma démarche et de ma croyance en Dieu. Je leur réponds que je ne crois pas au Dieu des religions, que je suis théiste, que je crois à l’existence d’une entité supérieure indicible, transcendantale à l’homme qui est en contact avec nous et qui organise le devenir de chaque personne en particulier et l’humanité en général. Les questions portent également aussi sur la façon dont j’aborde la science, l’importance que j’accorde à l’intuition, à la subjectivité. Je leur réponds que je ne suis pas un rationaliste mais que je suis très à l’écoute de façon intuitive à mon ressenti lorsque je suis en relation avec un patient. Les questions portent également sur la mort, sur ce que j’en pense dans l’exercice de mon métier, et des questions d’ordre plus particulier sur la façon dont j’organise ma vie avec ma famille, mes enfants, quels sont mes loisirs et sports que je pratique etc. Cet entretien dure un bon quart d’heure et la séance est close par Bastien (l’homme que j’ai rencontré en premier avec qui j’ai déjeuné pour la première fois, et qui s’est présenté comme étant franc-maçon).

Je suis raccompagné à l’extérieur de la salle, la personne qui est avec moi me débande les yeux et je suis un peu ébloui par la lumière et pas mal remué. Il me laisse en me souhaitant une bonne soirée etc. De mon côté j’essaie de me calmer car un entretien de cet ordre n’est pas quelque chose à laquelle je suis habitué. Au bout d’un moment je me résous à reprendre la route pour rentrer à mon domicile. Arrivé à la maison je raconte brièvement à mon épouse, ce à quoi j’ai été soumis et je me couche normalement sans appréhension particulière, je suis dans un état plutôt euphorique. Le lendemain en fin de matinée je reçois un coup de fil de Bastien qui s’enquiert de mon état d’esprit et je le rassure en disant que tout va pour le mieux bien que j’aie été « sonné » et il semble satisfait de ma réponse.

A ce stade, je suis quand même très avancé dans ma démarche, il me semble que j’ai atteint un point de non-retour. Cette cérémonie est celle qu’on appelle le passage sous le bandeau et fait partie de l’intégration du futur initié dans la loge.

Deux ou trois semaines se passent et je reçois un nouveau coup de fil de Bastien qui me dit : » Franck, c’est pour demain soir, nous t’attendons à 18 h sur le parking du château d’Evian ».

Le lendemain soir je m’habille de noir, chemise blanche, chaussettes noires, cravate noire, conformément à ce qui m’a été demandé. J’arrive un peu en avance, une demi-heure se passe puis quelqu’un vient à ma voiture et m’invite à le suivre dans cet endroit que je connais désormais et qui est un superbe château tenu par des frères de Saint François de Sale, des Salésiens qui utilisent ce château pour des réceptions de toutes sortes.

Arrivé, à une grande salle, il me dit que je vais aller méditer quelque temps dans un petit réduit et je rentre dans une pièce qui doit faire 6 à 8 mètres carrés et qui comporte une table, un miroir, une chaise, un papier, un crayon et un crâne humain et sur les murs sont affiché des phrases hostiles. Sur la table il y a un papier sur lequel est écrit « mon testament philosophique” Je réfléchi beaucoup, je rédige un peu moins mais je sors mes tripes.  Enfin, on vient me chercher et on vient me préparer pour entrer dans la loge où je vais être initié.  Je ne vais pas expliquer en quoi consiste la cérémonie car cela fait partie des secrets qu’on ne peut dévoiler. Tout ce que je peux vous dire, c’est que cette loge travail au Rite Ecossais Ancien et Accepté qui est un rite théiste extrêmement émouvant et assez guerrier et qui comporte 33 degrés.

Je rentre dans la salle sous un fond sonore fait de bruits de ferrailles, de coups piétinés sur le sol, quelque chose destiné à me déstabiliser. Puis la cérémonie se poursuit jusqu’à la fin de mon initiation ; Le tout dure environ 2 h 00.  On me débande les yeux au milieu de la cérémonie afin que je perçoive la lumière et c’est un moment émouvant. Je reconnais là ceux que j’ai rencontrés pendant mes enquêtes et des visages très généreux. La cérémonie est achevée rituellement puis nous sortons de la loge et là je suis congratulé par tous les frères qui viennent m’embrasser en me souhaitant le meilleur au cours de mon parcours initiatique qui ne fait que commencer. Puis nous descendons tous au sous-sol où se tiennent dans des pièces voutées des tables de banquets et nous sommes une trentaine à table. Pour ce soir je suis visiblement le centre d’attention de l’assemblée qui me donne la parole presque spontanée si tant est que ce soit possible étant donné les circonstances. Le repas s’achève, il est presque minuit et nous regagnons nos voitures pour rentrer chez nous. Voilà ce n’est qu’un début en avril 1989, j’avais donc 37 ans et la majorité des frères avaient 40 – 45 ans.

Après la fin de ces agapes, je sors du château avec un sentiment de plénitude. Tout est en place, je rentrerai tranquillement chez moi et je passe ma nuit avec le sentiment d’avoir accompli quelque chose d’important dans ma vie désormais.

Nous nous réunissons une fois par mois, le deuxième lundi du mois et j’apprends petit à petit à connaître mes frères qui sont tous des pointures, des hommes droits dans leurs bottes, des personnages.

Je resterais deux années apprentis, c.à.d. que je n’ai pas le droit à la parole, je dois observer le silence et utiliser mes 5 sens pour m’imprégner de ce qui se passe entre nous au cours de ces réunions mensuelles qu’on appelle « Tenues ».

Etant apprenti, mon office est de servir mes frères lors des agapes et je vois les autres frères de la loge admiratif, à l’aise pour parler. Les travaux consistent en deux aspects, le premier est celui des Cérémonies diverses : passages successifs d’apprentis à compagnon et de compagnon à maître qui est le grade ultime dans la maçonnerie bleue. Au début je ne comprendrais pas bien comme est organisé la pyramide maçonnique, ce n’est qu’au fil de ma progression que je comprendrais toute la structure pyramidale. Je présenterai deux ans plus tard un travail qu’on appelle « planche » qui est livré à chaque tenue, à ce Rite. En tant qu’apprenti je ne puis rester en Loge qu’aux travaux au grade d’apprenti, c.à.d. que lorsque les travaux sont ouverts au deuxième degré, les compagnons et maître assistent aux travaux et les apprentis sont accompagnés en dehors de la loge où ils suivent une instruction donnée par certains des frères bénévoles.

Lorsque les travaux sont terminés, nous passons au restaurant pour les agapes et là les travaux continuent car nous restons toujours dans une attitude de soumission aux règles.

J’ai donc passé ma « planche » dont le thème était « mes impressions d’initiation » et j’obtiendrai la cérémonie « d’augmentation de salaire” pour devenir Compagnon FM en 1991. Cet évènement était important pour moi car je pouvais être plus actif et avais le droit de prendre la parole lorsqu’elle m’était accordée.  J’attendrai encore deux ans pour accéder au grade de sublime Maître Maçon. La cérémonie d’augmentation de salaire est beaucoup moins impressionnante, moins chargée d’émotion, du fait de l’expérience acquise au cours des deux premières années et de la même manière en 1993, je serai élevé au sublime grade de Maître Maçon, censé être le grade le plus élevé.

Après ma première année de maître maçon on m’accordera l’honneur de m’attribuer un office et compte tenu de mes aptitudes intellectuelles, et d’analyses, je serai Orateur, travail qui consiste à faire une synthèse des travaux présenté au cours de la tenue. En 1994, je serai promu second surveillant dont la tâche est d’instruire les apprentis. L’année suivante, comme il est de coutume, je serais premier surveillant dont le rôle consiste à s’occuper des compagnons et en toute logique, je serai l’année suivante présenté comme Vénérable Maître, qui consiste à diriger les travaux en étant attentif à écouter et à prendre en considération l’ensemble des frères de la loge. Je serais réélu l’année suivante comme cela est habituellement le cas, de sorte que en 1996 j’aurai accompli le cycle complet de l’initiation en loge bleue après le « vénéralat ». Il est de coutume de tenir le plateau de passe maître immédiat, office qui consiste à aider le maître de la loge quand cela est nécessaire. Puis l’année suivante de retourner à l’entrée de la loge comme simple frère couvreur.

Après mon Vénéralat, je serais coopté pour continuer ma démarche initiatique.

***

Comment je suis devenu psychiatre psychothérapeute

Rien ne me prédestinait à devenir Psychiatre.

Au cours de mes études de médecine, j’étais très intéressé par la chirurgie et particulièrement la chirurgie plastique et reconstructrice. Comme à l’époque, dans les années 1970, il n’y avait pas en France d’école, je me destinais à aller apprendre ce métier aux USA. En juin 1975 je me suis présenté à un concours pour pouvoir aller aux états unis. J’ai échoué, mais de peu, de sorte que je m’étais promis de me représenter l’année suivante. J’avais mon internat à valider, et je souhaitais quitter la faculté de Lille pour aller prendre un poste en Haute-Savoie. Je me suis retrouvé interne dans un ancien Sanatorium dans un village près de Morzine en octobre 1975. Le médecin chef apprécie beaucoup mon travail et me nomme en avril 1976 médecin assistant et me confie un service de 35 lits. Je pratique alors un peu de cardiologie, de pneumo-phtisiologie et d’endocrinologie. Aucun de mes confrères ne souhaitaient prendre en charge les patients qui présentaient des problèmes psychiatriques. Ils étaient suivis par un psychiatre externe, consultant, qui venait faire une vacation deux fois par mois. Je me suis proposé d’assumer le suivi sous sa houlette.
Il y avait par exemple, des jeunes patientes qui avaient des troubles alimentaires type anorexie mentale. Pour elles, j’avais mis en place un cadre extrêmement généreux en imposant aucune contrainte et en misant sur l’accueil à distance des problématiques familiales. Avec le soutien psychologique que je leur prodiguais. J’arrivais à les voir 2 à 3 fois par semaines pour de longs entretiens de sorte que lorsque je suis renté du Maroc (contrairement à ce que souhaitait mon médecin directeur) je l’ai convaincu que ma place était dans l’animation d’un service réservé aux souffrances morales et psychologiques. J’ai travaillé dix ans de 1981 à 1991 avant de me décider à m’installer en cabinet privé. Je me sentais apte à prendre seul en charge des patients à souffrance morale, de 1976 à 1991. Le contexte dans lequel nous étions était splendide. On était dans un ancien sanatorium à 800 mètres d’altitude avec possibilité de skier à 2 km dans un immense domaine nommé « Les portes du soleil » qui comptent des pistes à Avoriaz et St Jean D’Aulx. Il m’est arrivé plus d’une fois de partir avec mes patients en montagne et de consulter sur le bord des pistes. Il y avait une proximité un attachement, une totale neutralité bienveillante de ma part qui était sécurisant pour ces patients. Les choses évoluaient bien pour moi, et j’ai fait cela jusqu’à la fin de mon sursis en novembre1978. Au cours de cette période, outre la psychiatrie, je participais enfin à la chirurgie pratiquée dans la clinique. C’était de la chirurgie thoracique broncho-pleuro- pulmonaire. Je suis nommé à Marrakech et j’ai la chance de pouvoir obtenir un poste dans un grand hôpital pneumo-phtisiologue. Là j’y pratiquerais beaucoup de chirurgie. Hélas, faute de suivi, les résultats étaient désastreux. Les suites opératoires étaient nulles. Je me suis alors promis une fois mon contrat fini, de ne pas persévérer à mon retour en France, à la chirurgie. Lorsque j’ai échoué au Maroc comme médecin – chirurgien, j’opérais des malades tuberculeux qui avaient des grosses séquelles pulmonaires et ces opérations se soldaient souvent par des échecs en raison des suites opératoires, Le manque de surveillance, de soins et d’hygiène stricte prodigué par le personnel soignant. Cela ne me convenait pas et je me suis dit que lorsque je rentrerai en France, je m’instruirai pour exercer convenablement la psychiatrie. 
Mon cursus de psychiatre a commencé en 1981 et fut achevé en 1984 (mais en fait depuis 1976, j’étais le seul à m’occuper des patients à problématique mentale (car les autres médecins qui travaillaient avec moi ne voulaient pas en entendre parler). Il y avait en moyenne 30 à 35 lits réservés aux patients psychiatriques et ils étaient suivis par un psychiatre qui venait faire des vacations deux fois par mois. On a sympathisé et j’étais assez admiratif je trouvais car il était sympathique et assez excentrique. D’une certaine façon il me fascinait par la manière dont il abordait les résiliences de ces personnes qui venaient pour se mettre à l’abri pendant quelques temps face à des situations professionnelles extrêmement difficiles. Un jour il m’a dit : » tu sais Franck, tu as toute ma confiance et tu pourrais les prendre en charge pendant mon absence », de sorte que j’ai pu mettre en place un cadre suffisamment rassurant pour prendre en charge des pathologies lourdes comme des dépressions majeures et de patients ayant des troubles de la personnalité. Dès mon retour du Maroc en 1980, le médecin directeur me demande de me spécialiser en rééducation fonctionnelle, ce que je n’ai pas fait pour plusieurs raisons, dont la principale était que cela ne me plaisait pas du tout. J’ai donc laissé passer une année universitaire ; l’année suivante, je lui ai proposé de me spécialiser en psychiatrie. Cela m’apparaissait cohérent avec le recrutement des malades dans cette institution.
Cela n’a pas été facile, car je cumulais le travail à temps plein dans la clinique avec ses 35 lits de psychiatrie d’une part. Je devais me rendre à la faculté de Grenoble chaque lundi. Je devais suivre des séminaires le soir dans le département. De plus je devais travailler dans un service public de psychiatrie. Le chef de ce service m’a validé cette formation sur la base d’une matinée 3 fois par semaine. Mais j’ai réussi à décrocher mon certificat d’études spéciales en psychiatrie en juin 1984, j’avais 32 ans.

Je resterais encore 6 ans, après la fin de ma spécialisation, dans ce sanatorium, à me construire une excellente et solide expérience et réputation locorégionale. Je m’étais fixé comme objectif de m’installer en cabinet libéral avant mes quarante ans. Mais j’étais coincé par l’achat d’un domicile et d’un cabinet, le marché immobilier était très restreint à cette époque.

Finalement, j’ai trouvé un superbe appartement à 200 mètres du port en 1989, où j’ai installé ma famille. Et deux ans plus tard j’ai enfin trouvé le local idéal pour le cabinet, en rue piétonne en face de la source Cachat. J’ai ouvert mon cabinet le 18 août 1991, à l’âge de 39 ans. Je pensais avoir des débuts difficiles et contrairement à mes craintes mon agenda était quasi plein. En 1992, je devais refuser des souffrants.
La suite a été dix-huit ans de bonheur avec des patients merveilleux.

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Je m’étais donc installé en 1991 dans d’excellentes conditions, d’une part j’étais complètement mûr pour assumer la pathologie de ville, j’avais mon cabinet en rue piétonne en face de la source des eaux d’Évian et nous vivions dans un très vaste appartement au dernier étage à deux minutes à pieds de mon cabinet. L’activité du cabinet a été directement un succès, en 1994 mon agenda était complet pour toute l’année à l’exception d’une consultation que je réservais pour les urgences. Car j’avais des patients qui étaient limite hospitalisation.

Mais En raison de graves problèmes de santé j’ai été contraint de cesser d’exercer et j’ai fermé mon cabinet le 1er novembre 2008, à grand regret mais je n’avais pas d’autre choix.

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Qui je suis.

Je suis né le 23 janvier 1952 à 5 : 47 à Bois-Colombes, de parents non fortunés, midle class, trés attentifs. Je serais choyé comme tous les gosses du quartier à quelques pas de la gare d’Asnières.

Ma mère est artiste peintre professionnelle ; et pour assurer les fins de mois elle va travailler dans les bureaux d’Etudes de la société Citroën, où elle dessinera le volant à une branche, projet qui restera longtemps dans les cartons.

Mon père est ingénieur électricien, il travaille pour son père pour des peanuts. Boosté par sa femme il rejoint le bureau d’étude de la CIT , pour développer des instruments de mesures, puis rapidement obtiendra un job à l’aéroport du Bourget où il s’occupera de l’éclairage des différents lieux de l’aéroport et surtout des pistes et taxiways. Il y restera quelques années puis obtiendra un emploi de technicien dans l’usine ASTRA-CALVE sur les bords de la seine à Colombes. Il y gravira les échelons au prorata de ses mérites.

Enfant, j’ai grandi dans la proche banlieue de Paris à Asnière. et ma vie était assez calme et tranquille. Malgré tout, J’étais assez turbulent et me suis fait beaucoup de copains que je fréquentais en dehors des heures de cours. Du fait de ma date de naissance (janvier 1952) j’étais toujours été le plus jeune de tous mes camarades. Je suis rentré à la grande école en milieu d’année à l’âge de 6 ans, et j’étais au début un peu déconcerté et immature , il m’a fallu quelques mois pour m’habituer à ce nouveau changement. Quoi qu’il en soit j’ai vite rattrapé mon retard et terminé premier de la classe, ce qui plaisait beaucoup à mes parents qui attachaient énormément d’importance à mon parcourt scolaire. 

J’ai grandit dans un sentiment d’insécurité permanent du fait de mon jeune âge et de l’éducation drastique et dure de mon père. Il était extrêmement sévère. Ma scolarité a été difficile même si je réussissais bien au cours de mes examens. Je suis rentré en lycée à l’âge de 11 ans et là encore il m’a été difficile de m’acclimater du fait de mon immaturité. J’étais Des lors un enfant Assez introverti Anxieux et très timide avec le monde d’adultes ; mais je réussissais dans mes études. J’ai terminé mon lycée en 1969 à l’âge de 17 ans et je me suis inscrit en Fac de médecine au cours de l’été 1969 et au bout d’un trimestre je me suis rendu compte que je ne pouvais pas continuer. Les conditions avaient été modifiées par suite aux évènements de 1968. 

La Fac de médecine avait éclaté en plusieurs écoles où nous étions assignés en fonction du domicile de nos parents. Pour moi c’était Bichat-Baugeon. 

Le premier trimestre à donc été très difficile, je devais voyager depuis la vieille Fac de Paris à la nouvelle Fac. Mais L’essentiel des cours les plus important étaient dispensé à l’hôpital de Bobigny Avicenne pour les matières scientifiques de sorte qu’en décembre, j’ai décidé de m’exiler et j’ai choisi Lille pour plusieurs raisons. C’était une Fac qui avait très bonne réputation et qui n’était pas trop éloignée de Paris. Cela me permettait de revenir tous les week-ends.

Je redoutais que mon père me retire des études dès lors les deux premières années étaient marquées par un travail très important. Je vivais dans une petite chambre dans la banlieue pauvre de Lille et me déplaçais sur une mobylette. Deux ans plus tard, j’ai trouvé une chambre extrêmement confortable à proximité du centre ville, bien située et je m’étais fait énormément de copains parmi les étudiants.

En troisième année de médecine j’ai complètement changé sur le plan psychologique et suis suis devenu extravertis et bien intégré dans la Fac. Un copain et moi organisions des spectacles et des activités festives et je suis devenu un garçon beaucoup plus à l’aise. J’ai continué à étudier avec facilité et j’arrivais à combiner études et les festivités. J’étais dans la cinquième part en tête de l’année, j’avais d’excellentes relations avec mes maîtres professeurs de faculté qui m’appréciaient énormément et qui le manifestaient de façon quasi ostentatoire. J’ai terminé mes études à Lille en 1975, il restait à faire mon internat et ensuite Pour ce faire, j’ai quitté Lille pour un changement de Fac à Grenoble car j’ai finalement opté pour rester en France en Haute-Savoie. En effet, je souhaitais partir en Afrique où en Haute Savoie mais j’ai trouvé un poste d’interne dans un petit village près d’Avoriaz où j’ai très rapidement eu des conditions d’exercices exceptionnels puisque le médecin directeur voyant quels étaient mes talents et mon travail m’a nommé médecin assistant et m’a assigné 35 lits à manager tout seul. Ce travail consistait en la prise en charge des malades mentaux sous la supervision d’un médecin psychiatre vacataire, je me suis fidèlement vu attribue le secteur psychiatrique de la clinique en 1978.

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